PHOTOS UTMB 2012

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UTMB 2012


Après mes 38h en 2009, un arrêt de la course en 2010, et une impasse en 2011 afin de participer au Grand Raid des Pyrénées, me voilà de retour à Chamonix sur l’Utmb.   Cette année je voudrais passer sous la barre des 33 heures, vu le parcours assez roulant et mon résultat en 2011 au Grp et en mai 2012 sur la Maxirace à Annecy, cela me semble tout a fait réalisable.

Arrivé 2 jours avant le départ, je retrouve Fred Bernard  et Didier Ambroise(inscrit sut la Tds), ainsi que quelques membres du club Trévires. 

Jeudi matin, départ de la Tds de Courmayeur pour un parcours de +- 112 km (7000 D+) qui doit rejoindre Chamonix par divers difficultés dont le Col de la Youlaz (2661m), le Col du Petit Saint-Bernard (2188m),le  Passeur de Pralognan (2567m), le Col de la Gitte (2322m), le Col du Tricot (2120m) …….

Le temps est très pluvieux, la température chute et les prévisions sont de plus en plus pessimistes.  La Tds vient de partir sous la pluie et le vent.  On doute de plus en plus des conditions climatiques concernant l’Utmb.  Un sms de l’organisation nous informe des T° possibles à -10° au dessus de 2000 mètres, 4 couches vestimentaires sont obligatoires.    Pas très réjouissant …………

Vendredi a 2h53 du matin, Fred passe le ligne à Chamonix en 19h52 à la 50ème position sur +- 1200 participants.  Tout le long de l’ultra, le temps fut catastrophique, et rien ne semble devoir s’améliorer dans les heures qui suivent.

Vendredi vers 13h00, la mauvaise annonce tombe par sms :

Ø  Départ UTMB et Nuit de vendredi à samedi : brouillards, pluie (10/12 litres d’eau au m²) neige faible dès 1700 m (2 à 5 cm) mais 5/10 cm à 2/2500 m, -1° à 2500 m et vent du nord-est à 50 km/h, ce qui donne sensation de -5/-10°.Conditions météo trop difficiles sur Col du Bonhomme Col de la Seigne et Grand Col Ferret.L’UTMB® partira vers 19:00 sur un parcours de repli qui passera uniquement en France. La première partie du parcours de l’UTMB® reste inchangée jusqu’à La Balme puis reviendra aux Contamines puis aux Houches par un chemin différent. Il longera ensuite toute la vallée de Chamonix et peu avant le Col des Montets rejoindra le parcours de la CCC® pour rentrer à Chamonix par Argentiere."
 
 
 
 

Tout change, il faut revoir son parcours, son assistance, les ravitos, ……., en quelques heures il faut s’adapter à un nouveau parcours en plus de conditions climatiques qui seront vraiment difficiles et épuisantes.  Le nouveau tracé fera en fin de compte 110 km avec 5800 de D+.  De nouveau, après 2010, l’histoire se répète, et malgré ses 10 ans d’expérience, un budget colossal, l’organisation semble un peu perdue.  Une seule question se pose, pourquoi ne pas avoir postposé de 10 ou 12 heures le départ (comme prévu au règlement du Cristalp en Suisse), car dès samedi matin les conditions climatiques étaient nettement plus favorables pour les jours suivants.

Vendredi 19h00, le départ est donné pour les 2400 traileurs présents.  Comme prévu,  cela part très vite, et li faut déjà  donner beaucoup pour pouvoir rester dans les 300 premiers .  Arrivés aux Houches (+- 9km), la vitesse moyenne se situe à +- 13 km/h, et c’est seulement maintenant que les difficultés vont commencer.  Depuis  ½ heure, il pleut et plus on monte plus cela tombe.  Dans le noir, la pluie puis la grêle, la boue, le froid, rend  notre progression difficile, et on se dit que les prochains 100 km vont être coriaces et fort exigeants.   Je passe le sommet du Delevret en 1h37 en 236ème position.  J’entame la descente sur Saint Gervais, le sol est glissant, et les appuis dans le noir sont difficiles et approximatifs.  Ayant souffert de grosses douleurs au genou courant juillet et début août, j’appréhende cette descente technique, ce sera un 1er test (passe ou casse ?).  Et cela « passe », j’arrive à Saint Gervais en 2h25 en 282éme position, et oui la descente n’est pas mon fort (+- 50 places perdues).  Claire et Fred sont là pour m’encourager.  Je repars vite direction  Les Contamines, la pluie tombe de + en + fort,  malgré la Gore-tex, je suis trempé de la tête au pieds. 

Après 3h49, je rejoins Les Contamines (+- 31 km), ravito assez rapide, et me voila reparti vers La Balme, le point culminant de l’ultra à +- 2000 m. Vers 1800m, c’est la neige qui tombe et la t° avec, il fait froid, et nous progressons tant bien que mal dans plusieurs cm de neige, et avec une visibilité fort réduite.  Enfin après 5h21 d’effort, je passe le pointage de La Balme en 323ème position.  Il reste encore +- 1 km d’ascension, et après c’est de la descente pour un retour sur le ravito des Contamines.  Arrivé au sommet, plus de balises, des traileurs en train de courir un peu partout à la recherche d’une balise.  Nous sommes plusieurs a rebroussé chemin et pour finir au loin des traileurs ont trouvé le chemin.  Nous devons alors effectuer une traversée d’une étendue enneigée, et plusieurs fois,, on s’enfonce de +-20 cm, le terrain en pente est parsemé de petits cours d’eau, et de marécages, mes pieds sont trempés et gelés…..

Samedi 2h42 du matin, je suis de retour au ravito des Contamines, j’en profite pour me poser 15 minutes et pour manger.  Claire et Fred sont toujours là malgré le froid et la pluie. 

Maintenant ce sera une longue et difficile progression vers Belle Vue (autre point Haut du parcours), toujours sous la pluie, la grêle et le vent.  Les pieds sont constamment dans la boue, les appuis glissent dans tout les sens, et je ne compte plus les chutes.  Au petit matin après 11h10 de course, j’arrive au ravito des Houches.   Il drache comme jamais, j’en profite quand même avec l’aide de Claire pour me changer complètement.  Complètement sec, je repars dans la pluie avec encore plus de motivation.  Les 30 prochains km jusqu’à  Argentière seront une suite de grosses montées et de descentes techniques sur un parcours fort cassant et toujours avec la pluie au dessus et la boue en dessous !  C’est ici que physiquement et mentalement,  je vais pendant +- 1 heure craquer et me faire dépasser par +- une centaine de traileurs avant d’arriver à Argentière après 16h17 de course (position 443)


Après avoir été remotivé par Claire et un bon ravito, je me sens « reboosté », et sur les 13 derniers km roulant, je vais reprendre 44 places pour arriver à Chamonix vers 12h30 et enfin sous le soleil  en 17h33  399ème.  La pluie a enfin cessé depuis +- 2 heures et il fait même chaud sous un soleil lumineux.  Quelle dommage car en une nuit comme prévu le temps s’est complètement inversé, et oui c’est cela aussi la montagne, c’est elle qui décide ………………….


Quand je pense que début juillet je ne savais plus descendre les escaliers, et que je n’ai pas pu courir pendant +- 6 semaines probablement du à un pincement du cartilage, je suis assez satisfait de mon résultat.  Dommage qu’il n’y avait pas une trentaine de km en plus car je me sentais de mieux en mieux sur la fin.  J’ai toujours l’impression que plus c’est long, mieux je finis …..

Félicitation encore à Fred Bernard, et à Didier Ambroise pour leurs superbes résultats sur la course (TDS)  la plus difficile cette année à Chamonix :

Ø  Fred : 50ème/1200 en 19h52

Ø  Didier : 470ème/1200  en 29h26

LA MAXIRACE D'ANNECY 2012


Trail MaXi-Race le 5mn 2012 par maxi-race  

L'ultra d'Annecy, le tour du lac par les montagnes et les crêtes : 92 km 5400 D+ pour Fred et moi même et le trail découverte (dernière partie de l'ultra, la plus technique) 15 km 1050 D+ pour Claire.
 
La Maxyrace restera probablement comme l'un des trails le plus technique, et le plus exigeant. Au départ 85km annoncés, puis pour des raisons climatiques, allongé à 88 km, mais nous en ferons pour finir 92 au total avec seulement 3 ravitos et des distances intermédiaires annoncées entre les ravitos complètements erronées, mais cela fait aussi partie de l'ultra, savoir s'adapter constamment.

 Lever à 1h30 du matin pour un départ à 3h00, c’est vraiment très dur.  Après le déjeuner un peu forcé,  Fred et moi même, on se rend sur  la zone de départ.  L’ambiance semble un peu irréelle, nous nous faisons accoster par des fêtard qui rentrent de boîte de nuit, et nous  regardent complètement ébahis.  Non, ce n’est pas un bal masqué, un gars un peu bourré va même nous demandé si on part pour un triathlon, je lui répond : « allez mon gars, au dodo car le réveil sera difficile … ».

3h10,  nous démarrons avec +- 1100 autres traileurs pour cet ultra de +- 92 km et 5400 D+, qui fera entièrement le tour du lac d’Annecy par les montagnes.  Les premiers km se font à travers la ville d’Annecy, pour rejoindre assez vite la 1ère difficulté du jour, le sommet du Semnoz.  Fred et moi resterons ensembles jusqu’au 15ème km puis le voyant nettement plus en forme que moi ce jour, je n’essayerai pas de le suivre.  Les difficulté s’enchainent, les montées et les descentes sont longues et très techniques, car nous redescendons vers le lac (altitude +- 400 m) pour chaque fois remonter ensuite vers les sommets (altitude entre 1400 et 1700m). Les ravitos (seulement 3) sont fort distancés, entre le 2 et le 3, annoncé préalablement 28 km, il y en aura +- 34 !!!!!!!!!!!, et ce sera la partie la plus chaude sous le soleil, sans réel point d’eau possible.  Beaucoup vont souffrir de déshydratation à ce moment là.

Après une dernière descente vraiment technique voir même dangereuse à effectuer  après + de 85 km de course, je rejoindrai l’arrivée en 15h00 avec une moyenne de progression de +- 6.5 km/h.  Je me classe 148ème.  Vu la longueur et la difficulté du parcours, les organisateurs devront dans un 1er temps augmenter la barrières horaire (fixée a 17h00 au départ)  de 3  heures, car sinon il n’y aurait eu que +- 250 « finishers » dans les temps.  En fin de soirée, ils vont même  écourter le parcours et supprimer la dernière difficulté afin que tous ceux ayant passé l'avant dernière barrière horaire (au ravito 3, 15 km avant l'arrivée)  puissent rentrer sain et sauf avant la nuit.

Bon à savoir :

 Pour les amateurs de Vtt, ils prévoient aussi en 2014 un tour adapté au vtt le même week end.

  • Fred      :  46 ème/ 1100  en 13h12'
  • Claire    : 13ème dames /140 scratch 65ème/300 en 2h23'
  • Denis     : 148 ème/1100  en 15h01'


BOUILLONANTE 2012

Nous voici le 21 avril 2012, ce sera ma 4ème participation à la Bouillonante, et jamais je n'ai été capable de réaliser un bon résultat.  A chaque fois j'étais soit malade, soit fatigué, ou blessé....  Cette fois ci, je viens pour faire un bon temps, je me mets la pression pour un objectif de moins de 6h00 pour le 54 km avec +-2100 D+. 

Dès le départ, Fred et moi même nous poussons un peu afin de pouvoir nous dégager de la masse dès la 1ère bosse après le camping.   L'allure est bonne, nous évoluons à une moyenne de +- 11km/h.  Chacun à notre tour, nous donnons le rythme.  Je retrouve mes sensations et nous passons assez facilement les crêtes de Frahan.



Après 1h04', nous arrivons à Frahan au 1er Ravito, et là, les problèmes vont commencer, je n'arrive pas à m'alimenter.  Je repars juste derrière Fred, et j'essaye en vain d'avaler quelque chose, mais rien ne passe.  Fred  s'éloigne peu à peu, et dans la côte vers le point de vue, je commence à fatiguer, et je ressens les mêmes symptômes qu'à Nobressart.  Je ralentis mon rythme, le terrain est difficile, fort boueux, très glissant.  Dans la descente vers les échelles, je tombe et je me fais mal à la hanche, ce qui n'arrange rien.  Mon mental me quitte au fur et à mesure que les km passent.  Je n'arriverai pas à avaler une seule chose  de solide  sur toute la durée du trail.  Dans la descente final sur Bouillon, mes forces reviennent un peu ce qui me permet de reprendre quelques places, mais de toute façon, je suis loin de mon objectif, car je termine en 6h30' à la 65 ème place.  Je suis assez déçu, Bouillon ne semble décidément pas fait pour moi.

Mais le trail, c'est aussi cela, savoir accepter ses petits échecs et surtout  savoir en tirer des expériences et pouvoir avec du recul analyser ce qui ne fonctionne pas.  Je déciderai donc de couper pendant 10 jours et de revoir ma façon de m'entraîner. Je vais surtout essayer de retrouver le plaisir de courir, et de me reforger un mental qui m'a tant manquer à Nobressart et Bouillon.  L'ultra d'Annecy (92km 5400D+) est dans 5 semaines, et là vu la difficulté et la distance, il faut que le mental soit revenu, sinon c'est tout droit dans le mur !!!!!!!!!


Elchertoise 2012

Après le Grand Raid des Pyrénées et l'Ultra Tour de Liège en octobre 2011, j'ai fait une coupure de     +ou- 3 mois.  Ce samedi je décide de reprendre le trail avec celui de Nobressart.  Je ne me sens toujours pas très en forme,  car depuis deux semaines, je souffre à nouveau de gros problèmes intestinaux.  Je m'inscris sur le 33 km me disant qu'un effort de moins de 3h00 devrait pouvoir passer.

Comme à mon habitude, dès le départ, je pousse un peu dans les tours, et ce pour ne pas être bloqué dans la 1ère montée.  J'emboîte le pas à Arnaud Salmon et nous bouclons la 1ère moitié assez vite, avec une moyenne de +- 13km/heure.  Je passe le 1er ravito au Pont d'Oie en 3ème position juste derrière Arnaud à +- 1'.  Puis soudain, mes douleurs au pubis recommencent et je me sens de plus en plus éprouvé, je ralentis en espérant pouvoir gérer ce passage, mais rien ne va plus, le moteur semble cassé .....!!!!!  Après le Bmx, je me fait dépasser par d'autres Trailers, dont Joël.  J'essaye d'accrocher au rythme, mais mentalement je n'y suis plus, je n'ai plus envie, j'ai mal au ventre, mal aux jambes, je lâche prise et décide de finir à mon rythme sans forcer et sans me faire plus mal.  Je termine ce trail dans la douleur en 2h43 àl a 8ème place.  Pour la 1ère fois le physique n'y était pas mais le mental était lui aussi absent, j'espère que Bouillon dans un mois se passera mieux..... A voir !

ULTRA TOUR DE LIEGE 2011

















Ce dimanche 16 octobre, on se retrouve à Liège pour participer à l'Ultra Tour de Liège (65 km 1500m D+).  Un trail semi urbain, moitié route, moitié nature autour de Liège.  Sur la piste on rencontre Fred et Claude Lambin qui après son superbe résultat sur le "Tor des Géants" il y a seulement 3 semaines, a encore des jambes pour se lancer sur ces 65km !  Pour moi, ce sera mon dernier trail pour 2011, car après celui ci, j'entamerai une longue coupure.  Je décide donc de donner le maximum, et dès le départ, je me place dans le 1er groupe.  Après 2 km, nous sommes 5 en tête, dont Christophe Wislet (qui finira 1er du trail ).  Après 10 km, je décroche un peu car la vitesse moyenne est un peu trop élevée pour moi.  Pendant plusieurs km, je les aurai toujours en point de mire, mais vers le 18ème km, je ne vois plus personne devant.  Puis lors de la montée vers la Basilique de Chèvremont, (1er ravito +- 24km), trois d'entre eux me rattrapent, en fait, ils se sont trompés et ils ont du revenir en force pour récupérer leur retard. 



Après le ravito, je repars en compagnie de Christophe, je n'essaye même pas de la suivre car son rythme est nettement trop rapide pour moi.



Vers le 35ème Km, je commence à ressentir de nouveau des douleurs au niveau du pubis et des adducteurs gauches.  Je réalise alors qu'il est vraiment temps pour moi que la saison se termine.  Obligé de réduire mon allure, 3 autres trailers me rattrapent, je les laisse devant et continue sur mon propre rythme.  Au 2ème ravito, Claude Lambin me rejoint, je repars avec lui et j'essaye de calquer mon rythme au sien, mais de nouveau trop rapide pour moi, il me prend 300 mètres sur +- 15 minutes de course.   Enfin j'aperçois la grosse montée en lacet vers la Citadelle,  bientôt le 3ème ravito.  Claire est là, en fait elle m'aura suivi tout le long du parcours.  J'en profite pour bien me ravitailler, et je repars pour les 13 derniers km dont la fameuse descente des fameux "escaliers de Bueren" (voir photo).



Vue sur Liège depuis la Citadelle.

Vers le 55ème km, je rattrape Claude qui marche.  Il me confie qu'il commence réellement à souffrir, il me dit de continuer devant sans lui. Il a besoin de récupérer avant de recommencer à courir.
Enfin, après 6h55' de course, j'arrive (assez fatigué) sur la piste de Cointe.  Je me classe à la 11ème place. 

Place enfin aux rafraîchissements et à la boisson de récup !!!! (la Célèste)


Sky Race Thabor 2011


Sky race de Névache 2011, 2ème trail en 2011, et après une participation en 2010 sous le soleil, cette année sera sous une météo très chaotique. Dès le départ, on nous avertis que la montée du Thabor (3150 m) sera annulée car le danger est trop grand dû à la météo (neige et grêle au dessus de 3000 mètres) et au brouillard.  Le parcours sera ramené à 32 km avec 2000 de D+.  Le passage au au "Pas du lac blanc" (2935 m) est maintenu.  Lors du passage à ce sommet, tous nous comprendrons pourquoi ce fût une sage décision de ne pas nous faire monter plus haut. Le brouillard, le froid, le vent et la grêle rendront notre progression difficile, voire dangereuse pour moi lors de la descente.
Après Gérardmer, je continue sur ma lancée et je finis à la 60ème place en 3h54' à 45' du premier, Ludovic Pommeret.

Trail vallée des lacs Gerardmer 2011


 Ce 19 juin 2011, me voilà pour la 3ème fois inscrit sur le trail de Gérardmer. Ce sera mon 1er long trail depuis la Sky race Thabor en juillet 2010. J'espère que cette reprise est la bonne, car après mes problèmes de pubalgies, et près de 5 mois d'inactivité, c'est mon grand test afin d'envisager ma participation au Grand Raid des Pyrénées en août 2011 (160 km 10000 D+).
Pendant toute la nuit, la pluie, le vent, la grêle n'ont pas arrêté de se succéder. A l'intérieur de notre petit mobilhome, je me dis que demain risque d'être d'enfer.

Effectivement, à 7h00 lors du départ, la pluie et le vent sont toujours présents, il fait à la Mauselaine (lieu de départ) a peine 6 degrés.  Certains partiront très légèrement vêtus, comme lors d'un semi en plaine. Plus tard lors du passage du Honeck (+- 1400 mètres), nous aurons pluie, grêle et même de la neige fondante avec des rafales de vent violentes, une météo du début jusqu'à la fin catastrophique. Plusieurs traileurs seront évacués en urgence pour cause d'hypothermie, et je comprends car même avec ma Gore Tex, j'ai eu froid toute la montée au sommet, alors sans coupe vent, je n'imagine même pas .....!
Partis très doucement au début, j'augmente progressivement mon allure, enfin plus de douleurs, je sens que je peux pousser plus.  Malgré la météo, et le parcours glissant, je vais accélérer les 25 derniers km, et je reprendrai plus d'une trentaines de concurrents.

 Cela fait longtemps que je ne me suis plus sentis aussi bien physiquement, et aussi puissant sur la fin d'un trail.  Les organisateurs avaient annoncé un parcours un peu plus long, mon garmin pointera 63 km avec +- 2500 D+ au lieu des 58 prévus. 
Je termine en 7h04' à la 30ème place, +- 45 minutes de mieux que 2010.
Enfin, je me sens revivre, et je sais que fin août, je serai présent dans les Pyrénées.  Cela valait la peine de tout arrêter pendant plus de 4 mois.

Enfin de retour

Me revoilà enfin, après mon trail à Torgny en septembre 2010, j'ai commencé à avoir des douleurs assez fortes au niveau du pubis.  Après divers examens, on a diagnostiqué une arthropathie de la symphyse pubienne.  Il m'était alors impossible de courir, après quelques km, les douleurs étaient vraiment insupportables.  Cela m'a contraint à ne pas participer à l'ultra des Templiers, puis  à Olne-spa-olne, et enfin au Trail de Nobressart en Mars.  Après plusieurs tentatives d'arrêts, suivies de reprises infructueuses, j'ai décidé  de stopper pendant près de trois mois.  Vers le 1er avril, j'ai enfin recommencé doucement l'entraînement, et le 30, j'ai participé au trail de 24 km à Bouillon.  J'avais décidé d'y aller très cool pour tester l'évolution de cette satanée pubalgie.  J'ai terminé 48 ème en 2h42, sans douleurs, mais toujours avec quelques tensions et gènes au niveau des add gauches, dès lors, impossible d'allonger la foulée, et les descentes techniques sont assez difficiles.  Mais j'ai bon espoir car il y a seulement 2 mois, je n'étais même plus capable de parcourir plus de 2 km sans douleurs.  

Mes prochains défis sont le trail de Gérardmer (terminé en 7h04' 30 ème place), puis le Trail du Thabor, et enfin fin août , j'espère pouvoir boucler le Grand raid des Pyrénées (160km avec 10000 m de D+).

Mon objectif principal cette année sera de pouvoir terminer ces différents trails, et notamment le GRP.  Je ne vise aucun chronos, juste d'être "finisher", et de pouvoir enfin être libéré complètement de cette pubalgie pour 2012.

Trail de Torgny 2010




En préparation pour mon nouvel objectif fin octobre, l'ultra endurance des Templiers, j'avais le choix entre Togrny (27 km 600 D+) ou Xhoffraix (33 km 1000m D+).  Je décide de me rendre à Torgny, plus proche de chez nous, et plus adéquat pour effectuer un bon entraînement  de vitesse. 

Lors de mes entraînements, la vitesse ne représente que 15 à 20 % de l'ensemble de ma préparation, en ultra trail on insiste plus forcément sur l'endurance de base,  l'endurance active, et la capacité d'enchaîner de longues distances et des dénivelés successifs.

Aujourd'hui, je me fixe un objectif de 2h00 pour les 27 km, en fait une moyenne de 13.5 km/h, ce qui représente  pour moi un allure fort rapide. 


Dès le départ, Vincent Guebs, prend la tête et impose une allure très rapide (+- 16 km/h les 2 1er km), je décide de l'accrocher dès le début, mais je sais bien que lui est un spécialiste de la vitesse sur 10 km, et je ne pourrais pas tenir ce rythme très longtemps.  Après 2 km, je réduis ma vitesse, et le laisse partir seul devant, je me suis fixé un objectif, et je vais m'y tenir, je ne dois pas oublier que d'ici moins d'un mois, j'ai un 115 km en montagne, il ne s'agirait pas de se blesser maintenant.

Après 6 km je le pointe à 1'30, chacun tient son rythme et l'écart semble se stabiliser.  Vers le 15ème km, je vais payer mon départ trop rapide, car je réalise que ma vitesse moyenne baisse depuis +- 10', en fait je suis en train de peiner.  Je le réalise encore plus quand un  participant me dépasse, et me relègue à la 3ème place.  J'hésite à le suivre, mais je décide de continuer sur mon objectif du départ, a savoir une moyenne de 13.5 km/h, celui qui me dépasse tourne +- à 14km/h. 




Je traverse les vignes et j'entame la descente sur Torgny.   Après le 1er passage au centre de Torgny, il restera encore une boucle de +- 4 km uniquement sur route. 




La fin n'est plus loin, le 2ème est +- à 2'30 devant, par contre derrière, il n'y a personne.  Je finirai ce parcours en 2h03' à la 3ème place, satisfait car n'étant pas habitué à des courtes distances si rapides et roulantes, j'ai bien gérer ma course.

  1 GUEBS Vincent              S            1:56:28
2 HENROTTE Sebastien    S            2:02:34
3 HEINE Denis                  V1          2:03:32
4 MARTIN Christophe       S            2:10:16
5 SALMON Arnaud           S            2:10:19
6 THIRY Pierre alain          V1         2:12:56
7 KELLNER Thierry          V1          2:14:15
8 FARINELLE Corentin      S          2:15:28
9 GRANDIDIER Jacques   V1          2:16:55
10 BARRAS Thierry           V2          2:18:46

Pour une 1ère, ce trail était convivial, super bien organisé et fléché. Pour 2011, quelques petites améliorations pourraient être apportées, comme un peu plus de km, moins de route, et plus de dénivelés pour le rendre encore plus attractif aux amoureux des courses natures.

Ultra Trail du Mont Blanc 2010





Participer à l'Utmb 2010(166km 9600 D+), faire le tour du Mont Blanc une deuxième fois, et cette année en moins de 36 heures, c'est l'objectif que je me suis donné.

Depuis février 2010, ce sont des heures et des heures passées à s'entraîner, à avaler des km (+- 2000 km en 6 mois), du dénivelé (+-65 000 mètres), à faire attention à son alimentation, à accepter des périodes d'arrêt pour blessures, en fait depuis février, partout ou l'on va, on emporte un peu "l'utmb" avec nous.  Et jour après jour, on se rapproche de l'objectif tant attendu.

Et voilà, ce jeudi 26 août, on se retrouve sur le lieu de départ à Chamonix, avec tous les membres de l'équipe des "trailers du coeur" qui ont participé  à récolter des fonds pour l'association "l'hymne aux enfants".

Demain, à la même heure, on sera en route vers une aventure formidable qui apporte à chacun de nous tous, des sensations uniques que l'on ne peut trouver que dans ce genre d'épreuve extrême. 

Mais quelque chose pourrait venir ternir cette belle aventure : la météo désastreuse qui est prévue par Météo France pour la nuit de vendredi à samedi.  Difficile d'y croire quand on voit le soleil radieux et la chaleur aujourd'hui, mais attention en montagne, tout peut aller très vite.
Effectivement, vendredi matin, plus de soleil mais une pluie interminable.  Ceux de la CCC sont partis ce matin de Courmayeur sous des trombes d'eau.  Météo France déconseille toujours de donner le départ de l'Utmb ce vendredi car dans la nuit il neigera à 2000 mètres, et le vent sera très violent avec de fortes précipitations.  Apparemment, pas de sms reçu de la part de l'organisation, et le départ est maintenu, il faudra vraiment s'équiper correctement pour affronter ce qui est prévu.

Vers 17h00, Fred et moi même allons nous installer sur la ligne de départ.  La tension monte peu à peu avec l'arrivée de tous les trailers, nous serons 2500 au total à prendre le départ, et ce devant une foule de +- 25000 personnes réparties sur les 1er km.  Valérie, Claire, et compagnie iront se poster à la sortie de Chamonix pour nous voir passer.  Le temps semble se couvrir de plus en plus, et c'est certain, nous partirons sous la pluie.

18h30, le départ est donné, avec Fred, on s'était mis d'accord de faire la course chacun à son rythme.  Et déjà après quelques minutes, on se perdra de vue, mais on sait que l'on se croisera certainement plusieurs fois d'ici l'arrivée. Comme à mon habitude, je pars sur un rythme assez élevé afin de me dégager de la masse, et surtout de tester mon niveau de forme.  Je passe devant Claire et les autres,  il commence déjà à pleuvoir de plus en plus.


 Galère car après 15 minutes, je m'arrête déjà pour mettre ma Goretex car ce n'est plus de la pluie mais des trombes d'eau qui sont en train de tomber.  Je me sens en forme, je suis aux Houches (8 ème km) après 45' et on entame déjà la 1ere difficulté, le Délevret situé à 1776 mètres.  Avec une facilité déconcertante, je continue à courir dans les montées, puis alternant marche rapide et course, j'arrive assez vite au sommet.  Il fait froid et la pluie n'arrange rien, mais je suis super bien équipé et je me sens vraiment bien dans mon corps et surtout dans ma tête.  La nuit commence à tomber, Saint Gervais n'est plus loin et je suis bien en avance sur mes temps de 2009. 
20h55, je suis au 1er ravito à Saint Gervais, Claire me signale que je suis pointé vers la 245 ème place. +- 15' et 240 places de mieux que 2009.  Waw, je me sens bien et je sais que aujourd'hui, je suis capable de descendre en dessous des 36 heures.

Direct, je repars en courant direction les Contamines (km 31).
5 km avant de rejoindre les Contamines, 2 commissaires de course nous arrêtent et nous signalent que la course est neutralisée, puis après quelques minutes, la course est définitivement arrêtée pour cause de mauvais temps et de coulée de boue sur le Col de la Seigne.

 On nous dit de rejoindre les Contamines ou des bus nous rapatrierons sur Chamonix.  Je ne peux pas y croire, Claire me téléphone et me signale que Fred s'est fait stopper à Saint Gervais, elle m'attend aux Contamines.  Malgré cela je continue à courir et je rejoins les Contamines avec une avance de 45 minutes sur 2009.  J'ai la rage, mais bon on se dit tous la sécurité avant tout, nous ne sommes pas ici pour risquer notre vie ou celles de bénévoles.  Je retrouve Claire et mon père.  Directement, on trouve place dans un bus qui part sur Chamonix, une chance je me dis de trouver place si vite, puis je remarque que en fait les bus n'arrêtent pas d'arriver, de charger et de repartir de suite, 1er doute qui s'installe chez la plupart des trailers :" comment se fait il que tout soit si bien organisé et si vite ?"
Dans le bus on nous explique que la course est définitivement annulée, et dès notre arrivée à Chamonix, on peut récupérer nos sacs qui devaient être à Courmayeur.  2ème doute, en fait nos sacs ne sont jamais partis sur Courmayeur.  Savaient-ils au préalable que la course serait stoppée ?

Je rentre à l'hôtel, et je retrouve Fred  déjà douché et une bière à la main.  Il est 00h30.
Après une rapide douche, nous descendons au centre pour avoir des nouvelles sur ce qui s'est passé.  On retrouve Samuel Bonaudo et sa copine qui nous annonce qu'un 2ème départ sera peut-être donné à Courmayeur ce samedi matin. On apprend aussi que la TDS n'est jamais partie, elle a été annulée aussi. On attend, il est 1h50 quand au micro on annonce entre 2 arrivées de la CCC :

"un 2ème départ de l'utmb sera donné à Courmayeur ce samedi 10h00 pour ceux de l'utmb et la tds (4000 trailers potentiels), rendez-vous à 6h30 ce matin devant le centre sportif pour prendre les bus qui vous amèneront à Courmayeur, 1500 places dispo, puis non 1000 places maximum, un sms va vous être envoyé."

 Il est 2h00 du matin, pas d'autres explications, sur quels critères se fera la sélection si les 4000 trailers potentiels se pointent à 6h30 ? Ou manger ? Peut-on se rendre directement à Courmayeur et être sûr de pouvoir prendre le départ ?  Autant de questions auxquels nous n'aurons jamais les réponses.  La plupart d'entre nous ne recevront jamais le sms de l'organisation non plus.

Aucun de notre groupe ne reprendra le départ de ce course de substitution.

Le lendemain, nous apprendrons que les bus étaient déjà tous envoyés vers Saint Gervais et Les Contamines dès 19h00 vendredi, l'organisation savait- elle en donnant le départ que la course serait stoppée juste avant d'attaquer la haute montagne ? Alors pourquoi avoir donné le départ ?  Pourquoi aussi ce manque d'information sur le site de l'utmb ?  Il aura fallu attendre une semaine pour que le site mentionne que la course avait été stoppée.  Beaucoup de questions, et presque un mois après toujours pas vraiment de réponses concrètes !!!

Alors pourquoi avoir donné le départ ?  Pourquoi ne pas avoir postposer ce départ ou mieux avoir dès vendredi informer tous les trailers que le départ ne serait pas donné, mais qu'un départ de Courmayeur serait envisagé le samedi, même en OFF sans classement.  Tout le monde aurait ainsi eu la chance de pouvoir participer à ce quoi nous étions tous venus chercher, du plaisir, de l'émotion, des paysages, et de la convivialité, un mot je crois que beaucoup oublient au détriment du sponsoring, et du commercial.  Je crois que tous nous aurions compris et accepter sans polémique cette situation de ne prendre aucun risque et de privilégier ainsi la SÉCURITÉ tout en laissant le choix à tous de prendre part à la course du lendemain.

C'était mon coup de gueule du jour.  A chacun de faire son opinion sur ce qui s'est passé !

Le dimanche, je m'inscrivais à l'ultra endurance des Templiers  (115 km 4800 D+).  Rendez-vous donc fin octobre !

Enfin nous ne serons pas venus pour rien car ensemble, nous aurons récolté pas loin de 10 000 euros pour l'association. 

  Merci encore à vous tous qui avez fait un don